Human grade : qualité des viandes utilisées dans le Pet Food

Aujourd’hui parlons des viandes, ou plutôt de la qualité des viandes utilisées dans le Pet Food. Depuis 1996 et la crise de la vache folle, les législateurs européens ont décidé de protéger la population humaine et leurs animaux de compagnie, en traçant l’origine des viandes en fonction de la qualité sanitaire des animaux. Cela a donné l’apparition de 3 catégories traitées différemment dans des filières spécialisées, plus une qualité destinée à l’Homme.

Une politique européenne de contrôle de la qualité des viandes

Catégorie 1 : Toutes les bêtes mortes dans les champs ou récupérées mortes par des gardes forestiers. Elles sont collectées par des sociétés spécialisées dans un circuit indépendant. Ces animaux sont traités dans des fours pour être transformés en poudre et incinérés. Ces viandes disparaissent de la chaîne alimentaire animale et végétale : elles ne sont pas du tout utilisés.

Catégorie 2 : Cette catégorie concerne 2 types d’animaux :

  • ceux qui partent vivants à l’équarrissage mais qui arrivent morts ou malades
  • ceux qui arrivent en bonne santé sanitaire mais qui présentent sur une partie de la carcasse un problème que le préposé vétérinaire décide de retirer de la chaine alimentaire humaine (foie malade, abcès sur un muscle).

Ces produits sont collectés par un organisme spécial qui les réduit à l’état de poudre et les utilise sous forme d’engrais pour l’agriculture.

Catégorie 3 : Et bien non, ne parlons pas de cette catégorie tout de suite pour bien comprendre le processus.

Parlons de la catégorie humaine

Elle concerne tous les produits issus d’un abattoir et déclarés sains pour la consommation humaine et susceptibles d’être vendus en l’état, soit directement au public (boucher), soit à des transformateurs (charcutiers industriels). Parmi ces produits destinés à l’alimentation humaine, certains ne sont pas consommés par l’homme (pour des raisons culturelles, de goût ou de saisonnalité). Ces produits représentant environ 20 à 25% du poids de la carcasse d’un bovin, comme les poumons, certains abats, les mamelles, les os et la trachée. Sachant qu’ont déjà été retirés la peau, les sabots, les cornes… qui eux ne sont pas autorisés dans l’alimentation car ils n’ont aucun intérêt nutritionnel. Tous ces produits que l’homme ne désire pas consommer vont pouvoir être valorisés dans l’alimentation de nos amis poilus au lieu d’être jetés. C’est la fameuse catégorie 3.

La haute qualité des viandes utilisées dans le pet food

Pour obtenir la catégorie 3, on a éliminé les bêtes mortes, les bêtes malades, les parties d’animaux écartées par les services vétérinaires et tous les produits consommés par l’homme. Aussi, considérer que les aliments pour animaux sont réalisés à partir de produits de qualité humaine est un mensonge réglementaire puisque par principe, ils sont sortis de l’alimentation humaine pour passer en catégorie 3 et qu’à partir de ce moment là, ils ne peuvent plus revenir dans la catégorie humaine. Seuls nos bambins à quatre pattes y ont accès si leurs parents n’y prennent pas garde, mais restent tout de même protégés par la réglementation qui exige une élimination rigoureuse de tout animal ou partie d’animal qui n’aurai pas un critère sanitaire satisfaisant.

Sur le principe, il n’est pas faux de dire que la catégorie 3 est en fait à l’origine une qualité humaine, mais il est fallacieux de positionner cet argument marketing pour vendre plus de produits et réaliser de plus grosses marges.

En conclusion, manger des viscères de poulet n’est pas très ragoutant pour nous humains européens. Mais ce n’est pas parce que l’on n’aime pas ça qu’il faut en dégouter nos poilus ! Il y a 30 ans, on ne mangeait pas de poisson cru ; aujourd’hui il y a des japonais à tous les coins de rue et pourtant nous ne sommes pas encore prêts à manger des filets de poulet crus. Par expérience, les chiens et chats n’ont pas cette réticence.